mardi 30 décembre 2008

ARTICLES DE PRESSE AU SUJET DE LA PLUME, LA VOIX ET LE PLECTRE



Voici l'épilogue de cet ouvrage:

"Dans les pages qui précèdent, nous avons essayé, par des rappels historiques, des explications et des analyses, d’introduire le lecteur non initié au monde merveilleux de la poésie et du chant andalous. Nous avons convié chacun à devenir ainsi le dépositaire d’un héritage fabuleux légué par des générations d’artistes. Pendant des siècles, depuis 822, non seulement Ziryâb mais aussi tant de poètes et de musiciens anonymes ont apporté chacun leur pierre à cet édifice devenu patrimoine de l’humanité : la nawba andalouse.

Au cours des décennies qui vont du milieu du siècle dernier jusqu’à nos jours, de nombreux « maîtres » ont rempli leur mission en transmettant cet héritage à des hommes et des femmes qui pratiquent cet art à merveille. Les “enfants de Ziryâb“, conscients de la valeur inestimable de cet héritage, tentent chacun d’apporter leur contribution avec la spécificité qui les caractérise.

« Depuis qu'on m'a coupé de la jonchaie,
se lamente la flûte
ma plainte fait gémir l'homme et la femme.

Je veux un cœur déchiré par la séparation
pour y verser la douleur du désir.

Quiconque demeure loin de sa source
aspire à l'instant où il lui sera à nouveau uni.»

Saadane Benbabaali et Beihdja Rahal

LA PLUME, LA VOIX ET LE PLECTRE, paru le 14 décembre à Alger a donné lieu à des articles sympathiques dans la presse algérienne. Si vous souhaitez les lire, voici les liens permettant d'y accéder.



http://www.lanouvellerepublique.com/actualite/lire.php?ida=71901&idc=9&date_insert=20081230




http://www.horizons-dz.com/rubriques/culture.htm


http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/12/25/article.php?sid=77382&cid=16



http://www.elwatan.com/Alcoves-andalouses-Pour-la

http://www.elwatan.com/La-plume-la-voix-et-le-plectre


http://www.lexpressiondz.com/



1 commentaire:

Fayçal Metaoui a dit…

A travers une écriture fluide, Saadane Benbabaali revient sur « le rapport céleste » qu’a le musicien arabe avec son art. « La musique arabe est impensable sans la voix du chanteur. Par sa voix, l’interprète transmet l’émotion qui l’étreint. Une complicité s’établit alors entre le messager inspiré et l’auditeur raffiné », écrit-il. Cela remonte à la chute de Grenade et le départ forcé des musulmans d’Espagne, chassés par la terrible Inquisition catholique. Les habitants de Al Andalous n’acceptèrent pas leur exclusion et crurent à un retour dans leur patrie. « C’est la raison pour laquelle les Andalous transmirent à leurs descendants (...) les clés de leurs demeures abandonnés de l’autre côté de la mer. Ils léguèrent aussi à leurs héritiers leur profond chagrin », raconte-t-il. D’où des poèmes parfois tristes alors que les gens d’Al Andalous étaient célèbres pour leur joie de vivre et par le raffinement de leur civilisation.