dimanche 6 décembre 2009

MAHBOUB BATI: un compositeur génial!!!


Cette page en hommage à un compositeur et créateur génial.

J'ai eu le bonheur d'être né dans la même ville que lui (pardon pour cette remarque) et d'avoir été un voisin de la famille Safar Bati. J'ai vécu 17 ans à Ain el Kébir, à quelques centaines de mètres de Bati. Il me semble normal que son nom figure dans ce Blog.

Saadane Benbabaali



MAHBOUB BATI :

De son vrai nom Safar Bati, il est né le 13 novembre 1919 à Médéa et a fait ses premières études à l'école coranique où il a appris des notions en langue arabe et une partie du Coran. Sa situation sociale l'a poussé dès son jeune âge à travailler comme coiffeur, mais son amour pour l'art et la musique a été plus forte que lui. C'est ainsi qu'il s'est mis à apprendre le solfège auprès d'un artiste juif, en 17 jours. Le premier instrument musical qu'il a pu manipuler est le Cornemuse, avant que ses doigts ne se mettent à jouer du Camendja, El Oud et de la guitare.

En 1937,Mahboub Bati se rend à Alger où il rejoint la troupe de Bachtarzi, pour travailler avec l'artiste M'hamed El Anka, créateur de la chanson chaâbi, en même temps qu'il rejoint la troupe de la radio nationale. Grâce à la notoriété qu'il s'est faite dans le domaine musical, il a pu participer à de nombreuses manifestations culturelles et artistiques qui lui ont donné l'occasion de se frotter à de nombreux artistes et musiciens de renommée. Durant les années soixante, Bati a inventé un nouveau style dans la chanson populaire à laquelle il a apporté des modifications qui ont fait évoluer l'art populaire authentique.
Cet artiste créateur s'est initié à la composition par une première expérience avec l'artiste défunt Abderrahmane Aziz dans la chanson "Nedjma". Durant les années soixante dix, les travaux de Mahboub Bati ont eu un succès incomparable, à tel point que cette période a été considérée comme étant son age d'or artistique, à travers les chansons suivantes : "El Barah", avec El Hachelmi Guerouabi : "Rah El Ghali", avec Boudjemaa El Ankis : "Sali TrachKelbi", avec Omar Ezzahi : "Nestahel El Kia", avec Amar El Achab : "Jah Rabi Ya Jirani", avec Abdelkader Chaou: "Matahalfiche", ainsi qu'avec l'artiste Saloua et autres.

Toutes ces chansons ont émerveillé par leurs paroles et leurs mélodies, tous ceux qui ont eu le plaisir de les écouter. Mahboub Bati a quitté le domaine artistique à la suite de sa visite aux lieux saints de l'Islam pour le Hadj, en 1986 et ce, jusqu'à sa mort, survenue le 22 février 2000. Il a laissé derrière lui un répertoire très riche de paroles,de compositions et de chansons.

Médéa rend hommage à Mahboub Bati

II aura fallu six ans après sa mort pour que sa ville natale, Médéa, lui rende hommage en février 2006.

Pourtant, ce grand de la chanson algérienne et de l’art lyrique a effectué un travail colossal quant à la promotion de la chanson chaâbi et de la chansonnette. Mohamed El Mahboub Ben Mohamed Esseghir Safar Bati, alias Mahboub Bati, est né à Médéa le 17 novembre 1919. C’est dans le Titteri qu’il a été imprégné de son amour pour le verbe de la musique. Passant par l’école coranique, puis l’école indigène, il évolue en s’insérant progressivement dans les milieux artistiques musicaux.

Avec les frères Lelouche, Janot Akkar, Kadouche et Bati, naîtra la troupe Atomique Bande. En 1940, le groupe chaâbi dirigé par Ahmed Lakhal a vu le jour, M. Bati en faisait partie. II faudra préciser que ce dernier s’est beaucoup frotté aux poètes de la cité (Médéa) forte de poésie populaire. Nous évoquerons dans ce sens, Hassan Ali Turqui, Brahim Métali, cheikh Tlemçani, Mahmoud Stambouli et bien d’autres. Epris de la musique turque, Mahboub Bati adaptera tout ce qu’il a appris à sa personnalité. II optera pour le texte de la chanson chaâbi et celui de la chansonnette.

Le virtuose fera fredonner et danser des milliers d’Algériens. II s’intègre dans le milieu algérois vers la fin des années 1940. D’après les témoignages des artistes (chanteurs) qui l’ont côtoyé et travaillé avec lui, il savait donner à chacun d’eux le texte ou la musique qui lui convenait le mieux. Pas besoin de lui expliquer : il avait du flair. Nerveux mais cependant très sensible, il écrira Sbayet Zoudj en voyant passer devant lui deux jeunes filles... Sa veuve, que nous avons rencontrée lors de l’hommage qui lui a été rendu à Médéa en 2006, avait déclaré que « malgré son amour pour l’art et la musique, il ne souhaitait pas voir sa progéniture suivre le même chemin ». Aujourd’hui, huit années après sa mort, il n’y a eu aucune relève, Mahboub Bati est incontestablement irremplaçable. Bati, enfant de Médéa s’est éteint un 21 février 2000 et n’a pas été inhumé dans sa ville natale.

Par M. A.

http://www.elwatan.com/Medea-Hommage-a-Mahboub-Bati

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