Né en 1931 à Tétouan, Abdessadek Chakkara était une véritable mémoire du patrimone musical andalou et populaire, avec ses baraouil, ses hadra, taktouka et autres genres puisés dans de vieux poèmes diffusés au début du siècle dans la cité de Tétouan. un pilier de l'orchestre " al ma3had at-tétouani" de musique araboandalouse. un virtuose , un " paganini" du violon. une encyclopédie musicale ; un grand maitre du panégyrique de la zaouia al harraqia de tétouan.
Il a eu plusieurs rencontres artistiques avec des musiciens espagnols andalous(...) L'artiste marocain Abdessadek Chakkara est décédé à Tétouan, à l'age de 67 ans des suites d'une longue maladie.
Le défunt, qui a commencé son itinéraire artistique dés son jeune age, était réputé pour ses interprétations originales des Nawbas andalouses et du répertoire populaire de sa région natale. Abdessadek Chakkara fut également un violoniste virtuose dans la pure tradition de la musique andalouse.
L'œuvre du chanteur a une place particulière sur la scéne artistique nationale grâce aux merveilleux dons de cet artiste qui avait su incruster de joyaux andalous les vieilles chansons du terroir tétouanais, très riche par sa civilisation séculaire. Tétouan est l' héritière de Grenade!
Ses chansons les plus célèbres sont : -Lama bada minka alqaboul -Allah Ihdik Ya Ghzali -Ana Fi Aarak -Ya Bint Bladi -Ya Ouldi Ya Hbibi -Alach Katibki -Al Maoulouaa -Miaadak Jani Al Aoual -Moulay Abdeslam -Nar Al Kalb Diali......etc.....etc.............longue est la liste ! Source: http://dafina.net/forums/read.php?49,191926,page=5
Je donne ci-dessous une partie de l'étude présentée lors de la Table ronde sur la poésie classique organisée à l'Université Paris 3 en Novembre 2008. Saadane Benbabaali
Étude thématique et lexicale
Ce poème a non seulement retenu l’attention de chanteurs-interprètes comme Guerrouabi, mais il est devenu très populaire dans le paysage musical “cha‘bî “. Le sujet du poème est annoncé par le refrain qui ouvre le poème: Qursân ighannam Jâb ‘aljât akhwâs man hawz Malta Al-kull ‘azbât sallmû k-yâqûtât. C’est un corsaire qui a ramené comme butin De belles et nobles étrangères de la ville de Malte Toutes ces vierges qui se sont livrées sont de véritables hyacinthes
Il s’agit de l’attaque de la ville de Malte par des corsaires musulmans et la prise d’un butin très particulier: des vierges chrétiennes.
A. Le voilier et les corsaires
Les scènes sont décrites de l’intérieur, nous avons affaire à ce qu’on appelle “la focalisation zéro”. Le narrateur connaît tout de l'histoire racontée, il est « omniscient ». Rien n’échappe à son regard : ni les détails du voilier, ni les tâches du capitaine et de ses marins, ni les péripéties du voyage, de l’assaut et de la victoire finale avec son fabuleux butin.
Le bateau prend le large et déploie sa bannière (‘alam) : Qursân i‘allam C’est un magnifique une frégate sans doute, d’une grande perfection, équipée de trois-mâts et de seize voiles: Makmûl amsaggam: Lîh talt aswârî (trois-mâts) Sattâch mn-al-qlû‘(seize voiles ) C’est un véritable objet d’art tout incrusté de pierres précieuses: feuilles d’or, perles et joyaux. Masnû ‘ mn al-wrîq al jumân wa-l-tqât
Rapide, il fend les flôts depuis qu’il a quitté son port d’attache à Tarifa au sud d’al-Andalus avec un équipage énergique: Fi-l-mûj iqassam Man Zrîfa qalla‘wal-qûm nashta
Le voilier est en de bonnes mains parce que le capitaine est compétent et connaît tous les secrets de la navigation. Bien équipé, depuis sa cabine, il mène son bâteau d’une main de maître: Ar-râyis nâjam (le Raïs est compétent) Haqq ba-ramliyya, busla w-karta (il vérifie sa position avec sextant, boussole et carte) Fî qalb al-qamra mqayyad yadrî lawqât: de sa cabîne, il trône et maîtrise les évènements
Sa compétence lui assure l’obéissance et l’allégeance de ses deux mille marins. Il peut alors être rassuré et savourer le pouvoir qu’il détient sur les hommes: Idhâ yatna‘amm: il peut savourer ce moment Alfîn mn-al-bahriyya lih shârta: car deux mille marins lui sont dévoués
B. L’assaut victorieux et le précieux butin
Le poète qui a su introduire son auditeur dans le monde des corsaires va le faire assister à l’assaut avec le bruit des canons, les images de destruction et la reddition de l’ennemi: • L’arrivée au large de Malte: les manoeuvres sont décrites avec concision, justesse et précision: on commence par ramener les voiles Mahmâ qabal jdâr-hâ al-qlû‘trassat Quand le murailles furent en vue, les voiles furent ramenées
• Le combat : il s’engage avec rapidité et violence. L’image du Jugement dernier est mobilisée pour décrire le climat de terreur qui règne dans la ville et ses environs assaillis par les corsaires. La ville de Malte est dévastée:
Yûm al-hashr al-kbîr la—mhâsî wa mrâyât: En ce jour de Jugement Dernier, les miroirs (aveuglants et incendiares(?) entrent en action Al-kûr atkallam: Les canons tonnèrent ( mot à mot : les boulets parlèrent) Fa‘fa‘al-m’dâyan, al-jbâl wa-l-wtâ Et semèrent la terreur en ville, sur les montagnes et dans les vallées Kharrab mdînat Malta ba-l-qahr twattât La ville de Malte fut dévastée elle fut soumise par la violence
• La reddition et le butin: une strophe entière va évoquer la reddition de l’ennemi et la remise de la rançon: Astâ‘at la-‘jâm Les étrangers se rendirent Ijât al-h’diyya man labnât habta R’dâw al-ghulb sallmû wa ghnamnâ la-bnât La rançon nous fut livrée: des jeunes filles descendirent Ils acceptèrent leur défaîte et nous eûmes comme butin ces jeunes filles
Pour présenter ces femmes et magnifier leur beauté, Muhammad Lahlou mobilise une somme de termes courants dans la poésie amoureuse pour désigner la bien-aimée. Les captives se caractérisent par: • Leur origine: des étrangères blanches : ‘aljât • Leur âge: ce sont de jeunes vierges abnât, ‘azbât, khûdât, ‘awârim • Leur démarche ferme: mashya m’rahta • Leurs coiffures: les cheveux parfumés de musc ou retenus par de petits peignes: ba-msûk mashta
Khelifi Ahmed (). Né en 1921 à Sidi Khaled (Biskra), Khelifi Ahmed est le plus célèbre chanteur du genre "bedoui". A partir de 1949, il adopte le chant typique du Sud (Aye Aye) qu’il n’abandonnera jamais plus et à qui il donnera ses lettres de noblesses. Il interprète les grands poètes de "Melhoun" (poésie populaire) dont Benguitoun, Ben Keriou de Laghouat, et Aissa Ben Allal. Ce dernier est l'auteur de la chanson "Guelbi Tfekkar Ourban Rahalla" (Mon cœur se souvient des arabes nomades) qui est restée immortelle. Vous pouvez écouter sur site la chanson qu'il a interprétée en l'honneur de Bou-Saada "Et haouel ya kaf Kerdada" (Déplace-toi O mont de Kerdada).
En effet, Djelfa est une ville ou existent des chanteurs et des groupes dans tous les genres allant des groupes folkloriques pour le genre sâadaoui aux groupes modernes en passant par les différents cheb, naïli ou raï.(source: http://www.bou-saada.net/musique.htm)http://www.eden-algerie.com/son/art/KhelifiBack3%5B1%5D.mp3