lundi 12 avril 2021

La magie du chant et l'éternité de l'instant (2e partie)

La mort et le désir d’éternité
Sagesses épicurienne et stoïcienne

La notion de carpe-diem, comme invitation à profiter de la vie, se trouve déjà chez les philosophes épicuriens. Leur doctrine qui doit son nom à Épicure est souvent mal comprise. Elle est très souvent assimilée à une école de « bons vivants » pour qui tous les plaisirs doivent être vécus sans entraves. S’il est effectivement une quête du bonheur, l’épicurisme n’est pas une recherche effrénée des plaisirs. Épicure menait une vie simple et il proclamait : « Mon coeur est saturé de plaisir quand j’ai du pain et de l’eau”. Pour lui, vivre heureux, il faut vivre de peu, se contenter de l'indispensable et mépriser le reste.
Le bonheur est le but suprême que tout disciple de son École philosophique devait acquérir et conserver  et c’est ainsi qu’Épicure définit les règles à suivre pour y accéder:
-    Avoir confiance dans la nature ;
-    Ne pas craindre la mort parce qu’elle est absence, néant;
-    Supporter la douleur car elle est limitée dans le temps;
-    Le plaisir est accessible pourvu que l’on distingue  la jouissance désordonnée de l’ataraxie (tranquillité de l’âme).

La magie du chant et l'éternité de l'instant: Saadane Benbabaali


 

Présentation de "La magie du chant et l'éternité de l'instant".
Écrire un livre sur l’art de vivre andalou et sa philosophie particulière du carpe diem impose à son auteur de faire l’expérience consciente de ce dont il veut parler. Les grands livres sont toujours les livres issus de l’expérience personnelle, ceux qui expriment le vécu d’une personnalité singulière. Cependant, ma singularité n’est aucunement en rupture avec ce qui m’entoure, me précède et continuera après mon existence. Aussi unique soit-elle, l’expérience de chacun se nourrit d’un socle commun et de racines collectives partagées depuis l’aube de l’humanité. C’est ce qui nous rend solidaires malgré nos différences.
Nos frères “andalous” et maghrébins qui ont exprimé dans leurs poèmes un art de vivre exhortant au carpe diem ont redit à leur manière ce que les Grecs, les Persans, les Mésopotamiens et les Égyptiens de l’époque antique avaient déjà exprimé chacun de façon originale selon leur propre culture. Tous avaient senti le besoin d’appeler à cueillir, sans nostalgie du passé ni crainte du futur, le fruit que chaque instant présent offre aux hommes. Tous ont compris comme Omar Khayyam que:
« Demain appartient à l'inconnu mais aujourd'hui est mien
Combien sont déçus ceux qui espèrent dans les lendemains
Je ne suis point dupe au point de voir
sous mes yeux, s'étaler la beauté de la vie 
et de ne point la cueillir. »

samedi 20 mars 2021

Saadane BENBABAALI: ouvrages, cours et conférences

 

Naissance (71 ans)
MédéaAlgérie
Activité principale
écrivaintraducteur, maître de conférences honoraire
Auteur
Langue d’écriturearabefrançais
Genres
Essai, traductions, nouvelles
Œuvres principales
  • Le monde où l'on vit, le monde d'où l'on vient, 1987,
  • Nous sommes tous des idolâtres, Bayard, 1993
  • La Plume, la voix et le Plectre, 2008
  • La Joie des âmes dans la splendeur des paradis andalous, ANEP, 2010


Saadane Benbabaali, né le 6 juin 1948 à Médéa en Algérie, est
un écrivainessayiste et traducteur (de langues arabe et française). Retraité de l'enseignement supérieur (Université Sorbonne-Nouvelle). Après plus de 40 ans à Paris, où il a enseigné la langue et la littérature arabes, il vit actuellement à Grenade (Andalousie, Espagne).

Biographie: voir https://adabarabiqadim.blogspot.com/search/label/___Auteur%20du%20Blog

Thèmes et sujets enseignés, entre 1997 et 2016 à La Sorbonne[4]

 
 
  • La littérature arabe classique : de la qasîda antique au muwashshah andalou
  • Panorama de la littérature arabe classique à l’époque abbasside
  • Le thème de la mort dans la poésie d’Abû al-‘Atâhiya
  • Les poètes d’al-Andalus dans l’anthologie d’Ibn Sa‘îd al-Maghribî : Kitâb al-Mughrib fî hulâ al Maghrib.
  • Amour profane et amour spirituel entre l’Orient et l’Occident musulmans dans la période classique : Ibn Arabi, Abû Hâmid al-Ghazâlî, Ibn Hazm
  • La poésie du tajdîd à l’époque abbaside : Abû Nuwâs et la poésie bachique
  • L’amour et la mort dans les Mille et une Nuits : le conte de Qamar et Budûr
  • Le genre « maqâma » et la question du savoir dans l’adab.
  • L'art du récit dans le texte coranique :Yusuf (Sourate 12), Maryam et Mûssa (Moïse)
  • Voyage et quête du savoir dans les Maqâmât d’al-Hamadhânî
  • Abû al-Fath al-Iskandarî: marginal et poète dans les maqâmât d'a-Hamadhânî
  • Turdjumân al-Ashwâq d’Ibn Arabî : étude poétique et thématique
  • Tawq al-Hamâma (Le Collier de la colombe) d’Ibn Hazm al-Andalusî : amour « andalou » et amour « courtois »
  • Les poètes andalous de l’époque classique : Ibn al-Labbâna, Ibn Khafâdja et Ibn Zamrak
  • La poésie florale (rawdiyyât) dans le répertoire chanté andalou
  • La vision du Paradis dans le hadith et le Coran selon Ibn Kathir

Bibliographie

Ouvrages

  • Le monde où l'on vit, le monde d'où l'on vient : propositions méthodologiques pour des activités interculturelles, ENS de Saint-Cloud, 1987
Ce matériel pédagogique a été élaboré à partir des résultats des actions pilotes menées sur le terrain par le CREDIF en 1984 et 1985 dans le cadre du Projet F12 du programme Transition II (De l'école à la vie active) de la Commission des Communautés européennes. Destinés aux stages de formation, organisés à l'intention des jeunes après leur sortie du système scolaire, dans le but de favoriser leur insertion sociale et professionnelle, ces modules peuvent également être utilisés dans l'enseignement initial avec des adolescents en difficulté.
 
  • Nous sommes tous des idolâtres, avec P. Levy et B. Ginisty, Paris, Bayard, 1993
« Les idoles n'existent pas seulement dans un lointain passé. Toujours prêts à la sécurité de l'adoration plutôt qu'à l'errance de la quête, nous continuons, aujourd'hui comme hier, de construire nos idoles : nation, communauté et économisme, Églises et même quelques-uns de leurs visages modernes. Judaïsme, christianisme et islam ne cessent au nom de la transcendance divine, de contester l'étau des certitudes mortelles. Patrick Lévy, issu du judaïsme (...) infatigable chercheur d'absolu (...) met au jour le mécanisme de toute idolâtrie. Bernard Ginisty, chrétien, proche des réalités sociales, voit dans l'économisme l'ultime idolâtrie. Saadane Benbabaali cherche pour sa part à dévoiler la richesse d'un passé idolâtre des Arabes de la période préislamique qui fut une étape de la marche de l'humanité vers elle-même.
Au-delà des illusions contemporaines, trois formes de lucidité qui ouvre un chemin de plus grande liberté. »
 
  • La plume, la voix et le plectre, avec Beihdja Rahal, Alger, Barzakh, décembre 2008.
« La musique éveille l’âme par la joie qu’elle procure, mais aussi par le “spleen“ qu’elle fait naître dans le cœur en ravivant tous les souvenirs enfouis et les blessures accumulées. Les peines d’amour, les affres de la séparation et la douleur des attentes déçues refont surface. De même, on se souvient de l’innocence de l’enfance et des illusions de l’adolescence. Puis, comme par magie, la voix du chanteur, les sons des instruments ou les paroles d’un poème viennent panser les plaies et remplir de joie l’âme de celui qui est à l’écoute. »
 
  • La joie des âmes dans la splendeur des paradis andalous (Bahdjat al-Nufûs fî Bahâ'i Djannât al-Andalus) (L'amour, la femme et les jardins dans la poésie andalouse), Alger, ANEP, 2010
« Après La plume, la voix et le plectre, paru en 2008 aux éditions Barzakh à Alger, nous poursuivons notre périple poético-musical avec ce deuxième ouvrage sur le thème des « Fleurs et jardins dans la poésie andalouse chantée ». L'importance de ce sujet dans les azdjâl appartenant à la Nawba maghrébo-andalouse est telle que nous avons eu la curiosité d'aller visiter l'univers poétique floral présent dans ces poèmes »
— Saadane Benbabaali

Articles et communications sur la littérature arabe

  • Les poètes soufis et l'art du tawshih, Paris , 2002
  • Nawba andalouse et cantigas de Santa Maria, Faro (Portugal), 2003
  • Love and drunkennes in the muwashshah as sung in the Maghreb, Londres, SOAS, 2005
  • Images, symboles et métaphores dans les muwashshahât d'Ibn 'Arabî, Damas, 2006
  • Ibn al-Khatib et l'art du tawshih'', Grenade, Espagne, 2006
  • Les héritiers de Ziryâb à Paris/ The heirs of Ziryâb in Paris, Londres, SOAS, 2007
  • Le muwashshah : persistance et évolution d'un genre poétique, Paris 2007.
  • Abû al Fath al-Iskandarî, marginal et poète'', Paris, Université Paris 3,, 2010
  • Mohamed Bencheneb et la poésie populaire'', Médéa, Algérie, 2011
  • La pensée mystique en Espagne musulmane médiévale chez Ibn Arabi et Abû al-Hassan Shushtari , Troyes, 2015
  • Amour profane et amour mystique chez Ibn Arabi et l'Émir Abd el-Kader , Perpignan, 2017

Notes et références

Références

  1.  Saadane Benbabaali« Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3 - BENBABAALI Saadane , sur www.univ-paris3.fr (consulté le 8 juillet 2015)
  2.  Poétique du muwashshah dans l'Occident musulman médiéval, Paris 3, 1987
  3.  « Fiche , sur univ-paris3.fr
  4.  Benbabaali Saadane, « La culture andalouse et le muwashshah », sur autresvoix.blogspot.fr

Notes

  1.  Corps de fonctionnaires maitrisant la langue arabe et la langue française et destiné à servir d’intermédiaires entre l'administration coloniale et la population algérienne
  2.  Trois d'entre eux (Abdelkrim Bahloul, Belkacem Hadjadj et Djamila Sahraoui) sont aujourd'hui des réalisateurs de cinéma reconnus.                                                              Source https://everybodywiki.com/Saadane_Benbabaali

Amour et beauté andalouses dans les muwashshahat et azdjal (Benbabaali)

 Publiés en 2008 dans mon livre " La plume, la voix et le plectre" (  والقلم والصوت والريشة) Voici les poèmes andalous qui illustraient les thèmes traités dans l'ouvrage que vous pouvez consulter dans ce Blog au libellé: ." La plume, la voix et le plectre".