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samedi 26 septembre 2015

يا دنيا يا غرامي Mohamed Abdelouahab chante

Une chanson à la gloire de la vie
un hymne carpédien

يا دنيا يا غرامي يا دمعي يا ابتسامي
ô Vie, tu es ma passion, tu es mes larmes, tu es mes sourires
مهما كانت آلامي قلبي يحبك يا دنيا
Quelles que soient mes peines, mon coeur t’aime, ô vie
يا دنيا إيه جرى لي و أنا اللي كنت خالي
Que m’est-il donc arrivé, moi qui avais l’esprit vide (de tout souci)
مهما غيرتي حالي قلبي يحبك يا دنيا
Même si tu as changé mon être, mon coeur t’aime, ô vie
زهرة و تدبل على أغصانها و تروح في الحال
C’est une fleur en train de se faner sur sa branche et qui va bientôt disparaître
يلا اقطفها قبل أوانها ده العمر خيال
Vas-y cueille-la avant qu’elle ne meure car la vie n’est qu’une ombre
إنسى همومك و خلي قلبك خالي
Oublie tes soucis, vide ton coeur de ses peines
و احبس دمعك ده دمع عينك غالي
arrête de pleurer, car les larmes de tes yeux sont trop précieuses
إشرب كاس التهاني و ارقص على الأغاني
Bois dans les coupes des réjouissances, danse au son des mélodies
ده بكرة كله فاني يا دنيا كله فاني
Demain, tout sera anéanti, ô vie, tout disparaitra
حلم و صحيت منه لقيتني هايم في بحر الشوق وحدي
C’est un songe et à mon réveil, je me suis retrouvé seul dans l’océan de l’amour
حبيت ظالم يا ريته كان هناني
Celui que j’ai aimé était si injuste, ah! si au moins il m’avait procuré un peu de bonheur
ضيع ودي و صنته بين أجفاني
Il a renoncé à l’amour que je lui portais, alors que je le préservais dans mes prunelles
هجر فؤادي و كان مرادي
 يصون ودادي
Il a abandonné mon coeur alors que mon désir était qu’il préserve mon amour 
 كدب ظني و ابعد عني
Il a déçu mon attente
من غير ما اعرف إيه كان ذنبي
sans que je sache quelle fut ma faute
مسكين في هواك و الله يا قلبي
Par Dieu, tu es si malheureux en amour, mon pauvre coeur.


Traduction de l’arabe Saadane Benbabaali
https://www.youtube.com/watch?v=o7hztnyiVQk

vendredi 28 juin 2013

Ya raqbat al-Ballâr par El Amraouia de Tizi Ouzou


Sous la direction de Amar Driss, l'association El Amraouia de Tizi-Ouzou a obtenu le 1er prix du festival de la san'a à Alger en Décembre 2012.
Ci-dessous le zadjal interprété ainsi que sa traduction en français:

yâ raqbat al-ballâr

‎يا رقـبـــة البــــــلار           يا ضـو بــصـــري
‎سهام ذوك الاشفار           رشقوا في صدري
‎واصلني يا خنــــار           و اعطف يا بــدري
‎يوم تزورنـــي زورة                               نمـســـى مـهنــي
‎يا ضيفتي يا عذرا                                يكـفــي التـجنـي

Ton cou a la finesse du cristal
Ô Lumière de mes yeux !
Les flèches de tes cils
Dans ma poitrine se sont plantées.
Ô ma  belle, accorde l’union,
Ô mon astre, sois clément !
Le jour où tu me rendras visite
Je serai enfin heureux et comblé
Ô ma vierge, mon hôte adorée,
Arrêteras-tu de m'accuser sans raison?

Traduction : Saadane Benbabaali
Tous droits réservés à l'Association El Amraouia et Saadane Benbabaali

jeudi 11 avril 2013

عبد الحليم حافظ لست ادري Abdelhalim Hafez chante lastou adri


لست أدرى
‎ جئت لا أعلم من اين ولكنى أتيت
‎ ولقد أبصرت للدنيا طريقا فمشيت
‎ وسأبقى سائرا إن شئت هذا أم أبيت
‎ كيف جئت كيف أبصرت طريقى
‎ لست أدرى
Je suis  venu, je ne sais d'où, mais je suis venu
J'ai vu devant moi un chemin alors j'ai marché
Et je  continuerai à marcher que je le veuille ou non
Mais comment suis-je venu? comment  ai-je vu mon chemin?
Je ne le sais pas
I came, I know not, yet came this way:
I saw a path-along it made my way,

I must go on- or say I yea or nay!
How I have come? How did I find the way?
I do not know!




‎أين ضحكى وبكائى وانا طفل صغير
‎ اين جهلى ومزاحى وانا غصن نضير
‎ اين احلامى وكانت كيفما سرت تسير
‎ كلها ضاعت ولكن كيف ضاعت
‎ لست أدرى
Où est mon rire, où sont mes pleurs de petit enfant?
Où est mon ignorance, où sont mes plaisanteries
Alors que j'étais un tendre rameau?
Où sont mes rêves, que je suivais où qu'ils me menaient?
Tout  a été perdu, mais comment tout cela a t-il été perdu?
Je ne le sais pas.
‎أنا لا اذكر شيئا من حياتى الماضيه
‎ انا اعلم شيئا عن حياتى الاتيه
‎ لى ذات غير انى لست ادرى ماهي
‎ فمتى تعرف ذاتى كنه ذاتى
‎ لست أدرى
 Je ne me rappelle rien de ma vie passée,
Je ne sais rien de ma vie future,
Je suis un être, mais je ne sais pas ce que je suis
Quand saurai-je qui je suis?
Je ne le sais pas
 Traduction: Saadane Benbabaali

vendredi 28 décembre 2012

Cheikh Abdelghani chantera toujours pour nous



Mon père, mon frère, mon ami, le compagnon de musique et d'humour, le maître incontesté du violon alto, Cheikh Abdelghani Belkaid Ahmed, nous a quittés aujourd'hui 26 Décembre 2012 à 14h30. J'eus l'immense privilège de profiter de sa présence depuis plus de 20 ans et celui de lui tenir la main et réciter la Shahada au moment du départ: Rahimahou Allah wa taqabbalahou fi djannatihi al-wasi3a. Il m'a laissé un monde vide.

Cheikh Abdelghani n'était pas seulement un virtuose du violon, mais aussi un chanteur à ses heures perdues. Le voici avec l'Orchestre de la Radio d'Alger dans le célèbre mata nastarihou.

‎متى نستريح من وحش الحبايب
Quand trouverai-je la paix
Après le départ de mes amis
qui me manquent tant?
‎و برق يلوح من تحت السحايب
Un éclair luit sous les nuages dans le Ciel
‎و شاب مليح تخضع الركايب
ْParmi nous un bel échanson
devant lequel on pliait les genoux
‎عذبني هواه و كواوا قلبي كية
Son amour m'a fait souffrir
et mon coeur s'est embrasé
‎و الله ما ننساهم ما هانوا علي
Je jure par Dieu
que jamais je ne les oublierai
même s'ils ont été injustes avec moi
و الله ما ننساهم
‎ ما دامني في الدنيا
Jamais je ne les oublierai
tant que je serai en ce monde.
Trad : Saadane Benbabaali

samedi 8 décembre 2012

Nisrine GHENIM chante un zadjal andalou زاد الحبُّ وجدي

Nisrine Ghenim est née en 1989 et pratique la musique andalouse depuis son plus jeune âge. 
Je l'ai rencontrée la première fois en Juin 2011 lors du colloque sur la nawba andalouse à Tlemcen. Une deuxième rencontre à Blida lors du Festival de chants sacrés fut une promesse de se se revoir. 
Mais voilà son CD qui est édité dont elle m'avait beaucoup parlé. J'en ai ramené un exemplaire et je fus enchanté par sa prestation.  
J'ai le plaisir de vous présenter ce montage musical avec mes photos d'Andalousie et certaines glanées sur son mur Facebook.
Elle chante ici un poème dont vous avez le texte ci-dessous ainsi que ma traduction en français.



زاد الحبُّ وجدي          ونار الغرام ما طِقتُ نَكميه
‎وكان قلبي عندي         و أنا عن طريق الحبّ ننهيه
‎ وأعطيته بيدي          لمن يقهَرُه بالصدّ والتيه

‎حتّى ضاع صبري        وأنا في الوصال هايم ونطمع
‎نشبه الطير الغرّ        من وسط الشََّّرَك يفلت ويرجع


 
L'amour a augmenté ma souffrance 

Et je n'ai pu éteindre le feu de ma passion

J'étais maître de mon cœur,

Et lui déconseillais de suivre le chemin de l'amour.

Mais j'ai fini par le livrer moi-même.
À celle dont l'indifférence l'a accablé.


J'en ai perdu ma patience
À quêter éperdument l'étreinte qui nous réunirait,

Tel un oiseau trompé
Qui retourne au piège après s'en être échappé.
Traduction: Saadane Benbabaali

vendredi 27 mai 2011

Al-Andalus (1): La Conquête

Conquête musulmane de la péninsule Ibérique



La conquête musulmane de la péninsule Ibérique se déroule dans les années 711-732 après celle du Maghreb. Avant leur arrivée, la péninsule Ibérique est dominée par les Wisigoths.

Contexte
Vers 680, le comte Flavius Ervigius (Ervig) profite de la faiblesse du souverain wisigoth Wamba pour usurper le trône pendant sept années. La fin de ce règne marque le début du chaos : peste et famine, mais aussi menaces franques au nord. Le pouvoir se maintient tant bien que mal en privilégiant une extrême centralisation et en tentant de prolonger les cadres de l'autorité wisigothique.
Cependant, en 710 meurt le roi Wittiza laissant un fils Akhila (Agila ou Achille) qui est renversé par le gouverneur de Bétique, Rodéric (ou Rodrigue). Akhila, réfugié à Septem (Ceuta), conserve tout de même des partisans dans la péninsule qui entretiennent une guerre civile.

Invasion de l'Hispanie
Selon les sources, en 711, Julien, partisan d'Akhila entre en conflit avec le roi Rodéric qui aurait violé sa fille. Cette fille reste dans l'imaginaire collectif comme la florinda terme désignant une dame aux mœurs légères. L'identité de Julien est très obscure : s'il est fort probable qu'il fut un exarque byzantin, certaines sources privilégient l'hypothèse d'un duc vassal des rois de Tolède ou bien encore d'un seigneur berbère indépendant qui a échappé à la conquête arabo-musulmane.
Julien (ou Ollian pour la chronique mozarabe de 754) prend contact avec le gouverneur musulman de l'Ifriqya Musa ibn Nusair. Et, en avril 711, un contingent d'environ 12 000 soldats, dont une large majorité de Berbères[1], commandés par l'un d'eux, le gouverneur de Tanger Tariq ibn Ziyad, prend pied en Hispanie.

Réduction du royaume wisigoth de 711 à 714.


Rapidement renforcé, il défait une première armée wisigothe commandée par un cousin du roi, Sancho. Le roi Rodéric, alors confronté aux Francs et aux Basques au nord, dut rassembler une armée pour affronter ce nouveau péril. Cependant, au cours de la bataille de Guadalete le 19 juillet 711, les partisans d'Akhila préférèrent le trahir. C'est la chute brutale de l’Hispania wisigothe.
Rapidement, les musulmans prennent Séville, Ecija et enfin Cordoue, la capitale. Les Juifs, maltraités lors des règnes précédents notamment avec leur conversion forcée en 617, offrirent un accueil favorable aux musulmans (ce qu'on leur reprochera en 1492). En 714, la ville de Saragosse est atteinte. En 716, sur une pièce de monnaie, apparaît pour la première fois le terme d'« al-Andalus » désignant l'Espagne musulmane, par opposition à l’Hispania des chrétiens.
Le choc contre la cavalerie franque, revêtue d'armures d'écailles, à la bataille de Poitiers en 732, brise l'élan des cavaliers légers et rapides qui jusqu'ici l'ont emporté sur toutes les terres traversées et les troupes refluent peu à peu sur le sud de la France.
Ceci met un terme à la conquête fulgurante qui s'est déroulée jusque lors et les conquérants préfèrent maintenant pérenniser la conquête notamment en Septimanie conquise en 719 dont Narbonne devient sous le nom d'Arbûna le siège d'un wâli pendant quarante ans, la capitale d'une des cinq provinces d'al-Andalus, aux côtés de Cordoue, Tolède, Mérida et Saragosse. Les musulmans laissent aux anciens habitants, chrétiens et juifs, la liberté de professer leur religion moyennant tribut[2]. La Septimanie est considérée comme incluse dans les limites d'al-Andalus[3] ceci longtemps encore après sa reprise par Pépin le Bref en 759[4].
Les musulmans chassés de Gaule se replient dans la péninsule ibérique, dans le nouveau pays d'al-Andalus, dont la formation dépend de douze walis (gouverneurs de provinces) nommés par les califes omeyyades de 716 à 754.
Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Conqu%C3%AAte_musulmane_de_l%27Hispanie

http://www.histoire-pour-tous.fr/dossiers/232-histoire-generale.html

jeudi 12 août 2010

“SUR LES PAS DE ZIRYAB”: Un voyage méditatif





Le DOCUMENTAIRE “SUR LES PAS DE ZYRIAB”
SERA DIFFUSÉ SUR L’ENTV ET CANAL ALGÉRIE


Beihdja Rahal et Nadji Hamma, lors du tournage d'une séquence du film: “SUR LES PAS DE ZIRYAB”


Comment Zyriab a-t-il vécu ? Quel a été son apport à la musique universelle ? Comment réhabiliter notre patrimoine andalou et le rendre accessible ? Ce sont là quelques questions auxquelles Abdelkrim Sekkar tente de répondre dans son docu.

Sur les pas de Zyriab, une série documentaire produite par l’EPTV et Organic Music London (producteur exécutif), sera diffusée sur la terrestre et sur Canal Algérie, durant le mois du Ramadhan. Avant-hier, une projection des meilleurs moments de ce nouveau programme a été organisée. Un best-off Zyriabiyate, qui donne l’eau à la bouche !

Articulé autour de treize épisodes d’une durée de trente minutes chacun, "Sur les pas de Zyriab", conçu et réalisé par Abdelkrim Sekkar, s’intéresse à la figure de proue de la musique andalouse, Abu Al-Hassan Ali Ben Nafi alias Zyriab. Il est un des principaux fondateurs de cette musique. D’ailleurs, il y a introduit l’oud, en le modifiant car il a rajouté une cinquième corde, tout en développant le jeu au plectre. C’est grâce à Zyriab, qui a débarqué de Bagdad vers l’Occident musulman (Maghreb, Andalousie), que la musique andalouse a connu son millésime.
Beihdja Rahal , lors du tournage d'une séquence du film: “SUR LES PAS DE ZIRYAB”

Marchant sur les pas de Zyriab, recherchant sa trace et dialoguant tantôt avec lui à travers des lettres et des cartes postales qu’il lui adresse tout au long du voyage, Abdelkrim Sekkar revendique notre patrimoine arabo-andalous, sinon négligé, en tout cas à l’abandon. Le réalisateur, qui a sillonné plusieurs villes notamment Tarifa, Jerez, Valladolid, Madrid, Cordoue, Séville, Postdam, Amsterdam, Grenade, Tanger, Londres, Paris et Alger, nous propose de méditer le patrimoine andalou au présent, en montrant grand nombre d’artistes maghrébins et arabes de la diaspora, dont la musique, que certains classent dans le registre musiques du monde, a été largement influencée par l’Andalou.
Mokrane Boussaïd, lors du tournage d'une séquence du film: “SUR LES PAS DE ZIRYAB”

Dans son docu, Sekkar donne la parole à des artistes originaux et “qui ont la capacité de s’illustrer”, à l’exemple de Titi Robin, Mehdi Heddab, la grande diva irakienne, Farida Mohamed Ali, la star Cristina Hoyos, le directeur de la chorale Zyriab à Cordoue, la diva algérienne Beihdja Rahal, la sublime voix Akim El-Sikameya ou encore Mohamed El-Arbi El-Serghini.

Pour donner plus de force à son documentaire, Abdelkrim Sekkar a fait intervenir des universitaires et chercheurs, notamment Saâdane Benbabaâli (coauteur avec Beihdja Rahal de l’ouvrage “la Plume, la voix et le plectre”), Farouk Mardam Bey, directeur de la collection Sindbad chez Actes-Sud, ou encore Manuel Cortés, chercheuse. Outre les images inédites notamment celles filmées à l’intérieur du palais de l’Alhambra, Sur les pas de Zyriab nous montre surtout que Zyriab a fait des petits, des émules. La musique est partout si on veut bien tendre l’oreille, et Zyriab est dans chaque pierre que ce soit en Algérie, au Maghreb, en Espagne… Et dans le monde entier !
Saadane Benbabaali, Beihdja Rahal et Nadji Hamma, lors Salon du livre du Maghreb à Paris.

Avec passion et grande motivation, Abdelkrim Sekkar propose un voyage imaginaire en compagnie de Zyriab. Il a axé son travail sur l’image. À l’issue de la projection, Abdelkrim Sekkar a expliqué ses motivations quant à l’entreprise d’un tel projet. “L’idée me trottait dans la tête depuis six années parce que Zyriab est mon idole. C’est un personnage bon et qui avait en lui un brin de tristesse. J’ai commencé à tourner en 2008”, a-t-il confié. Le résultat est époustouflant !

Par : Sara Kharfi


Ziryab, la musique savante andalouse et le muwashshah

Le muwashshah occupe, aussi bien au Maghreb qu’en Orient, une place particulière dans la musique arabe savante. Ce genre de poésie, né dans la Péninsule ibérique vers la fin du 10e siècle, se distingue par sa structure strophique. De ce point de vue, il représente dans le patrimoine littéraire arabe une tentative d’innovation unique en son genre. Mais avant d’aborder la question de la spécificité de cet art sur le plan métrique, examinons le contexte historique qui a rendu possible son émergence.

L’art du tawshîh s’est constitué parallèlement à la constitution, sous administration musulmane, d’une population ibérique de plus en plus homogène. Après la rupture politique avec le Mashriq et le califat ‘abbaside, dès le milieu du 8ème siècle, al-Andalus affirma son indépendance sur le plan littéraire et artistique. Les souverains Omeyyades d’Espagne accueillirent, dans leurs cours, des hommes de lettres, des poètes et des artistes qui y trouvèrent un climat favorable à la création dans tous les domaines culturels.

Ce mouvement d’autonomie sur le plan culturel fut renforcé par l’arrivée, en 822, du fameux Ziryâb. Ce transfuge oriental, ancien affranchi d’origine kurde, marqua de son empreinte, de façon définitive, le système musical andalou. Dans la capitale ‘abbaside, la présence de son maître al-Mawsili, musicien attitré de la cour du célèbre calife ‘abbaside Haroun al-Rachid, l’empêchait d’atteindre les sommets auxquels il aspirait. Celui qu’on surnommait “ le Merle noir“ quitta alors Bagdad pour aller chercher, en Occident musulman, un champ d’épanouissement à la mesure de son génie. Libéré de toute forme de contrainte, il trouva, après bien des péripéties, les conditions qui lui permirent de donner libre court à son génie créatif. Accueilli à Cordoue comme un prince par l’Émir omeyyade Abderrahmane II, il reçut du souverain une pension conséquente et disposa d’une liberté totale d’action. Très rapidement, il jeta les bases d’un enseignement musical original que nous connaissons aujourd’hui sous le nom de “ nawba andalusiya“.

Extrait de l’ouvrage “la Plume, la voix et le plectre, éditions Barzakh, Alger 2008.

زرياب

هو أبو الحسن علي بن نافع مولى المهدي الخليفة العباسي. لقب بزرياب وهو اسم طير أسود اللون عذب الصوت من الموصل وله اسهامات بارزة في الموسيقى العربية والشرقية. ولد زرياب في الموصل ونشأ في بغداد وكان تلميذا لإسحق الموصلي بصورة سرية إلى أن أتقن في الغناء عليه ففي ذات يوم طلب الخليفة هارون الرشيد من إسحق الموصلي أن يأتي معه بمغن جديد يجيد الغناء، فأحضر إسحق زرياب فاستأذن من الخليفة بأن يغني فأذن له:

يا أيها الملك الميمون طائره هارون راح إليك الناس وابتكروا

إلى أن أكمل نوبته فطار الرشيد فرحا وتعجب منه كثيرا وطلب من أستاذه إسحق أن يعتز به، إلا أن إسحاق داخله الحسد والحقد فهدد زرياب وخيره بالخروج من بغداد أو أن يغتاله، فرجح زرياب الخروج من بغداد فخرج وتوجه إلى الأندلس وكان الخليفة هناك آنذاك عبد الرحمن الثاني، فكتب زرياب إلى الخليفة يستأذنه بالدخول إلى بلاطه فرد عليه حسنا ورحب به، وبعد أن دخل بلاط الخليفة وأصبح من حاشيته غنى بحضرته وما أن سمعه الخليفة حتى شغف به وقربه إليه وأصبح نديمه ومن أقرب الناس إليه. وعندما اشتهر زرياب في الأندلس وتمركز بهاو قد لقب زرياب بالقرطبي إذ بدأ نشاطه في مدينة قرطبة فأسس دار المدنيات للغناء وللموسيقى يضم أبناءه الثمانية وابنتيه إضافة إلى عدد آخر من المغنين وتعتبر هذه أول مدرسة أسست لتعليم علم الموسيقى والغناء وأساليبها وقواعدها. كان الموسيقار والمطرب زرياب يقوم بدور كريستيان ديور.. فهو الذي نقل أجمل ما في بغداد إلى قرطبة ومنها إلى الأندلس. وهو وحده الذي نقل أحسن الأقمشة وأزهى الألوان من بيوت الخلفاء إلى بيوت النبلاء. وهو الذي أتى معه من بغداد بمعجون الأسنان ومزيلات العرق والعطور والعجائن العطرية كالصابون العطري.

وكتب تاريخ الأندلس تعطي من صفحاتها مساحات كبيرة للرجل الأسطورة زرياب وتنسب إليه أنه ارتقى بالذوق العام في الأندلس.. دون الرجال والنساء.. ووصفوه بأنه الرجل الشيك في كلامه وطعامه. وأنه كان يلفت الأنظار إلى طريقته في الكلام والجلوس إلى المائدة أيضا. وكيف يأكل على مهل ويمضغ ويتحدث ويشرب بأناقة. وكان يكره مثل هذه الكلمات: يحب الشراب.. ويلتهم الطعام.. ويحشر اللحم والأرز في جانب من الفم.. وكان يضع على مائدته الكثير من المناديل، هذه لليدين وهذا للشفتين وهذا للجبهة وهذا للعنق.. وهو أول من لفت أنظار النساء إلى أن مناديل المرأة يجب أن تكون مختلفة اللون والحجم وأن تكون معطرة أيضا


La Musique de Ziryab interprétée magistralement par un Orchestre chinois:

يعتبر زرياب هو السبب في اختراع الموشح لأنه عمم طريقة الغناء على أصول النوبة، وكانت هذه الطريقة هي السبب في اختراع الموشح.وقد أدخل زرياب على فن الغناء والموسيقى في الأندلس تحسينات كثيرة وأهم هذه التحسينات:

  1. جعل أوتار العود خمسة مع العلم أنها كانت أربعة أوتار.
  2. أدخل على الموسيقى مقامات كثيرة لم تكن معروفة قبله.
  3. جعل مضراب العود من ريش النسر بدلا من الخشب.
  4. افتتاح الغناء بالنشيد قبل البدء بالنقر، كما أنه أول من وضع قواعد لتعليم الغناء للمبتدئين وأهمها هي:
  • يتعلم المبتدئ ميزان الشعر ويقرأ الأشعار على نقر الدف ليتعلم الميزان الغنائي.
  • يعطى اللحن للمبتدئ ساذجا خاليا من كل زخرفة.
  • يتعلم المبتدئ الزخرفة والتغني في الألحان مع الضروب بعد تعلمه الميزان والضرب واللحن. وقد وضع أسسا وقواعد لفحص المبتدئين قبل قبولهم

وهي أن يجلس المبتدئ في مكان عال ثم يوعز إليه بأن يصبح بجواب صوته ثم ينزل تدريجيا إلى قراره، وبهذه الطريقة كان يعرف مدى صوته وحلاوته.

وقد نقل زرياب من بغداد إلى الأندلس طريقتين في الغناء والموسيقى هما:

زرياب يزيد في العود وترا

زاد زرياب بالأندلس في أوتار عوده وتراً خامساً اختراعاً منه، إذ لم يزل العودُ بأربعة أوتار على الصنعة القديمة، فزاد عليها وتراً آخر متوسطاً، فاكتسب به عوده ألطَفَ معنى وأكمل فائدة. وهو الذي اخترع بالأندلس مضراب العود من قوادم النسر، بدلاً من مرهف الخشب. وأبدع زرياب في تنسيق الألحان، حتى توهّم أن الجن هي التي تعلّمه؛ ولا عجب فقد ورث هذا الشعور من أستاذه إسحاق الموصلي الذي ورثه عن أبيه إبراهيم الموصلي وعن عمه أبو لمامه.

طريقته في تخريج المغنّين

كان زرياب إذا أراد أن يعلّم تلميذاً أمره بالقعود على وسادة مدوّرة، فإن كان ليّن الصوت أمره أن يشد على بطنه عمامة؛ لأن ذلك يقوي الصوت، فلا يجد متسعاً في الجوف عند الخروج من الفم. فإن كان لا يقدر على أن يفتح فاه، أو كانت عادته أن يضمّ أسنانه عند النطق، أمره بأن يدخل في فيه قطعة خشب عرضها ثلاثة أصابع، يُبيتها في فمه ليالي حتى ينفرج فكاه. وإلى زرياب يرجع الفضل في تعليم الجواري الغناء في عصره والعزف على العود، ومن هؤلاء غِزلان وهُنَيدة، ومنهن منفعة التي اشتهرت بفرط جمالها، وقد أعجب بها (عبد الرحمن)، فأهداها زرياب إليه، فحظيت عنده.

وصفوة القول أن زرياب لم ينقل إلى المجتمع الأندلسي فنون الموسيقى وضروب الغناء فقط، وإنما نقل إليه أوجه الحياة الحضارية التي كان المشارقة ينعمون بها، فكان بذلك من أهم عوامل التواصل بين مشرق العالم الإسلامي ومغربه في ذلك العصر.

وفاته

توفي في قرطبة سنة 230 هـ الموافق 845 م.

lundi 17 mai 2010

Luth arabe et guitare sévillane.



À la demande de certains de mes amis que j'avais emmenés en Andalousie en Avril 2008, je remets cet extrait fabuleux d'une rencontre fortuite dans le quartier Santa Cruz à Séville. Ce jour-là, le 'oud arbi de Samy fit la rencontre de la guitare sévillane de celui que nous appellerons Pedro. Ce fut un coup de foudre qui reste dans les mémoires de tous ceux qui en furent les témoins!
Que tous les amis évoqués dans cet extrait reçoivent mon salut fraternel et mes meilleurs souvenirs d l'une de mes plus belles virées au pays de Ziryab, Ibn Rushd, Ibn Hazm, Ibn Arabi, Ibn Sahl, Ibn al-Khatib etc...
Saadane Benbabaali





mardi 20 avril 2010

Voyage virtuel en 3D dans l'Alhambra

Introduction:
Présentation en anglais:


Présentation en espagnol:


et en 3D


1 la Cour des Myrtes




2. La Cour des lions

dimanche 18 avril 2010

Mohamed Abdelouahab chante : ست الحبايب



Texte et traduction


ست الحبايب ياحبيبه يااغلى من روحي ودمي
Toi la plus chère d'entre les bien-aimées
Toi qui est plus chère que mon âme et mon sang
ياحنينة وكلك طيبة يارب يخليكي يا أمي
Toi si tendre, si douce que Dieu te garde, ...maman
زمان سهرتي وتعبتي وشلتي من عمري ليالي
Autrefois tu m'as veillé, supportant la fatigue pour apaiser mes nuits
ولسه برضه دلوقتي بتحملي الهم بدالي
et aujourd'hui encore tu portes ma souffrance
انام وتسهري وتباتي تفكري
Je dors et tu veilles et passe la nuit à méditer sur mes soucis

تعيشي لي ياحبيبتي يا أمي ويدوم لي رضاكي
Que Dieu te garde,ô maman, ma bien-aimée!
Et que ton agrément dure à jamais
أنا روحي من روحك انت وعايشه من سر دعاكي
Mon âme est issue de la tienne et si je vis c'est grâce aux secrets de ta bénédiction
بتحسي بفرحتي قبل الهنا بسنة
Tu pressens ma joie et tu devines mon bonheur un an avant moi
وتحسي بشكوتي من قبل ماأحس أنا
et tu ressens ma plainte avant que je ne la ressente
يارب يخليكي ياأمي يارب يخليكي ياأمي
Que Dieu te garde, maman, Qu'Il te garde , ô mon Dieu
لو عشت طول عمري أوفي جمايلك الغاليه علي
Toute ma vie ne suffirait pas pour te rendre tes bienfaits
أجيب منين عمر يكفي وألاقي فين أغلى هدية
Où trouverai-je le temps de te remercier? où trouverai-je plus beau cadeau que toi?
نور عيني ومهجتي وحياتي ودنيتي
Lumière de mes yeux, toi mon âme et ma vie et toute mon existence
لو ترضي تقبليهم دول هما هديتي
Si tu acceptais, tout cela je te l'offrirais
يارب يخليكي ياأمي ست الحبايب ياحبيبة
Que Dieu te garde, maman, Qu'Il te garde , ô mon Dieu

samedi 10 avril 2010

Cheikh Abdelghani et l'Ensemble de Saadeddine interprètent la Touchia Maya

Concert donné lors de l'hommage rendu au regretté Mustapha Skandrani à Paris, le 9 Avril 2010, à l'initiative de Saadeddine al-Andaloussi.Gras

Programme d’une nawba algérienne

La nawba est une succession de moments de communion musicale. Chacun de ses éléments vise à émouvoir l’auditeur en l’introduisant dans l’univers magique du mode, le tab’, dans lequel la nawba est présentée. Le musicien n’est-il pas appelé mutrib en arabe, c’est-à-dire “celui dont l’art provoque l’émotion” ?
(...)

La touchia

Dans cette deuxième pièce instrumentale (après la m'shâliya NDR), un instrument de percussion (derbouka, târ, t’bilât...) entre en action. Les musiciens exécutent alors de façon méthodique, une à une les parties qui la composent. Ces mélodies annoncent les airs qui seront présentés - en solo ou en choeur - par les chanteurs dans les sections vocales qui suivront la tushiya. L’un après l’autre, les différents motifs de la nawba sont passés en revue comme cela se produit lorsqu’une mariée expose ses habits dans la tasdîra étalant ainsi sa richesse vestimentaire.
Les lignes mélodiques que les musiciens développeront par la suite se suivent une à une. L’auditeur commence alors à s’installer dans l’univers modal choisi pour le concert à présenter. Au cours de cette exposition, l’oreille se prépare aux reconnaissances ultérieures en s’imprégnant des échantillon qui annoncent les riches mélodies que recèle la nawba.
La tushiya s’articule en plusieurs parties. En passant de l’une à l’autre, l’instrument de percussion, qui guide l’ensemble de la formation, accélère le tempo. Et lorsqu’à la fin de cette vaste ouverture instrumentale, les musiciens redonnent à entendre les phrases mélodiques par lesquelles ils avaient commencé, le rythme s’emballe peu à peu jusqu’à la transe pour se ralentir sur le dernier motif mélodique permettant d’accéder à la première pièce vocale : le m’saddar."

Extrait de: La Plume, la Voix et le Plectre, S. Benbabaali et B. Rahal, éd. Barzakh, Alger, Déc, 2008 (ouvrage épuisé)

jeudi 1 avril 2010

Cheikh Mohamed al-Ghaffour chante Hibbî

Voici un enregistrement de cheikh Mohamed al-Ghaffour, avec une traduction du premier chant: Hibbi al-ladhi ranî na'shaqu



Hibbî al-ladhî rânî na‘shaqu

Avec la belle dont je suis épris
Je partage ma coupe..
Dieu demandera des comptes
À celui qui sème le trouble dans son cœur
Et lui enseigne tyrannie et évitement:
Ô mon Dieu, je veux me repentir.

Nous vivions sans reproches, dans l’harmonie,
Aucun nuage n’obscurcissait notre firmament,
Et mon âme lui appartenait:
Ô mon Dieu, je veux me repentir.

Iblîs, le Maudit, l’a trompée
Et de moi l’a détournée;
Je souffre tant que je crie de douleur:
Ô mon Dieu, je veux me repentir.

Chaque fois que je la rencontrais,
Humble et soumis, je baisais sa main;
Mais elle redoublait de tyrannie:
Ô mon Dieu, je veux me repentir.

Hier encore, nous étions enlacés,
Et voilà qu’aujourd’hui elle m’abandonne,
Dieu demandera des comptes
À celui qui sème le trouble dans son cœur
Et qui lui enseigne la tyrannie et l’évitement:
Ô mon Dieu, je veux me repentir.
Traduction: Saadane Benbabaali

Biographie

C'est à Nédroma en Algérie qu'est né en 1930 le futur Cheikh Mohamed Ghaffour.
Ce musicien de talent est venu avec sa voix, son chant puisé dans le répertoire des vieux poètes - musiciens de la région, Ben M'saïb, Ben Sahla, Cheikh Rémaoun, Kaddour Ben Achour (représentant du Dey d'Oran pour la circonscription de Nedroma, naquit dans à Tlemcen en 1850 célèbre pour avoir composé de nombreux poèmes et panégyriques dans la doctrine soufie et décédé en 1938) et tant d'autres donner un souffle nouveau à la musique populaire algérienne.
Il rejoint l'un des nombreux orchestres de la ville, celui de Hadj Ghenim Naqqache où il apprend la darbouka pendant trois mois, puis la mandoline durant deux ans.
Ensuite il rejoint un autre maître, Driss Rahal avec qui il reste jusque en 1953. Le reste ce sont les cercles littéraires de la Mesria et Tarbiaâ qui le formeront. C'est là que le jeune Ghafour apprend à se maîtriser, à évoluer artistiquement.
En 1962, à l'indépendance de l'Algérie, Cheikh Mohamed Ghaffour reconstitue son orchestre et imprime un cachet nédromi à la musique andalouse par ses noubas plus légères et moins académiques que celles de Tlemcen, ainsi que par ses chants et ses qacida tirées d'auteurs et de compositeurs nédromis comme M'Hammed Remaoun et surtout Cheikh Kaddour Ben Achour Zerhouni. Après une première participation au festival de la musique andalouse de 1967 à Alger, Cheikh Mohamed Ghaffour donne le nom de El Moutribia El Mouahidia à son ensemble.
C'est alors que feu M'Hamed Bouri prend en charge la carrière du Maître pour le faire connaître du grand public. Ainsi Mohamed Ghaffour participe au 2ème festival de musique andalouse en 1969 à Alger ou il obtient le premier prix grâce à sa célèbre chanson "Welfi Meriem " (texte de Cheikh Kaddour Ben Achour Zerhouni).
Cheïkh Mohamed Ghaffour s'est détaché de ce monde pour se consacrer à Dieu après une carrière musicale plutôt riche. Il appartint à la Zaouïa Ziania. Rappelons aussi qu'il sera fortement imprégnée par cette zaouïa. Il va être fidèle, sa vie durant, à sa fréquentation, à son enseignement et à ses pratiques religieuses.
Source: http://musique.arabe.over-blog.com/article-24294187.html

Lire un article intéressant: http://www.lexpressiondz.com/article/3/2001-09-08/601.html

mardi 30 mars 2010

Ayadounnou par Dorsaf Hamdani أيظن أني لعبة بيديه؟





أيظن أني لعبة بيديه؟
أنا لا أفكر في الرجوع إليه
Croit t-il donc que je suis un jouet entre ses mains?
Je ne pensais jamais retourner auprès de lui
اليوم عاد كأن شيئا لم يكن
وبراءة الأطفال في عينيه
Mais, comme si rien ne s'était passé, le voici qui revient aujourd'hui
avec, dans les yeux, l'innocence des enfants
ليقول لي : إني رفيقة دربه
وبأنني الحي الوحيد لديه
Il est revenu me dire que je suis la compagne de sa vie
et que je suis le seul amour de son existence
حمل الزهور إليّ .. كيف أرده
وصباي مرسوم على شفتيه
il est venu avec ses fleurs à la main, comment le renvoyer?
alors que toute mon adolescence est inscrite sur ses lèvres?
ما عدت أذكر .. والحرائق في دمي
كيف التجأت أنا إلى زنديه
Je ne sais comment, le sang brûlant dans mes veines,
je me suis réfugiée dans ses bras
خبأت رأسي عنده .. وكأنني
طفل أعادوه إلى أبويه
j'ai caché ma tête sur sa poitrine
tel un enfant que l'on ramène vers ses parents
حتى فساتيني التي أهملتها
فرحت به .. رقصت على قدميه
mêmes mes robes que j'avais délaissées
se sont mises à danser de joie devant lui
سامحته .. وسألت عن أخباره
وبكيت ساعات على كتفيه
je lui ai alors tout pardonné et lui ai demandé de ses nouvelles
et j'ai longuement pleuré sur ses épaules
وبدون أن أدري تركت له يدي
لتنام كالعصور بين يديه ..
puis sans m'en rendre compte, je lui ai abandonné ma main
afin qu'elle dorme, comme un oiseau, entre ses mains
ونسيت حقدي كله في لحظة
من قال إني قد حقدت عليه؟
en un instant,j'ai oublié toute ma rancune
qui a dit que je l'avais détesté?
كم قلت إني غير عائدة له
ورجعت .. ما أحلى الرجوع إليه
combien de fois avais-je dit que je ne reviendrai jamais à lui?
Mais je suis revenue vers lui! Comme il est doux ce retour !

Since a young age, Dorsaf discovered her passion for music and her talent: a delighting and powerful voice.
Being a genius child, she applied herself seriously to develop her talent in order to take all chances to succeed. Thanks to her grand-mother, Dorsaf could obtain the best of the local singing and oral tradition.
Helped by her father ,a very keen music-lover and violinist, who supervised her and encouraged her to better advance, she succeeded to pick the attention of the greatest Tunisian composers while still very young.
After graduating from The Musical Academy of Tunis, she started an academic course in the renown High Institue of Musiclogy of Tunis.
There enchained series of concerts with the greatest Arabic and symphonic orchestras and a world tour (Canada, Spain, Egypt, Greece, Lebanon, Jordan, France, Morocco…), which promoted her enormous talent.
Her multiple passages to the temple of the Arabic music, Cairo Opera, endow her to be well-known and appealed by such great maestros as Salah Ghoubachi and Selim Sahab.
There she started gleaning prizes and honors: 1992 Best Prize of young Tunisian talents, 1995 second prize in the Arabic Song Festival in Jordan,and in 1996 the Golden Record of the Tunisian song.
She flied then to Paris to begin her Ph.D. in the Paris-Sorbonne University.
In Paris, Dorsaf collaborates with artists of different grounds and contributes to highly varied international shows. Therefore she enlarges her experience and enriches her musical and cultural repertoire.
Nowadays Dorsaf creates her own style, not imitating, she sings passionately melodies written and produced by significant names.
Over a year, Dorsaf represents the next growing star, able of bringing a deep change in the music universe

Tough by culture and acquaintances, as by her devotion to her job and her mastery of oriental and occidental techniques, she symbolizes the present renaissance of the Arabic renaissance.

Et voici la chanson originale par Nadjat assaghira: en deux parties:



samedi 21 novembre 2009

Les trois anciens de l'Ensemble d'al-Anka.

Le 16 Novembre Cheikh Abdelghani (91 ans) a retrouvé ses anciens coéquipiers de l'époque mythique de Hadj al Anka (rahimahou Allah). Il a accompagnéDjamal Sébillot dans un istikhbar chaabi avant de poursuivre en compagnie de Dahmane au banjo deux chants dans un rythme entraînant et jubilatoire.

jeudi 12 novembre 2009

Je veux un cœur déchiré par la séparation pour y verser la douleur du désir




Yaqûlûna fî l-bustâni husnun wa bahdjatun…
wa in shi’ta an talqâ al-mahâsina kulla-hâ
fa-fî wadjhi man tahwâ djamî‘u l-mahâsini

On dit que charme, beauté et joie de vivre
Se trouvent dans le jardin...
Mais si tu désires profiter de toutes ces merveilles,
C’est dans le visage de celui que tu aimes,
Que tu les trouveras.


Dans les pages qui précèdent, nous avons essayé, par des rappels historiques, des explications et des analyses, d’introduire le lecteur non initié au monde merveilleux de la poésie et du chant andalous. Nous avons convié chacun à devenir ainsi le dépositaire d’un héritage fabuleux légué par des générations d’artistes. Pendant des siècles, depuis 822, non seulement Ziryâb mais aussi tant de poètes et de musiciens anonymes ont apporté chacun leur pierre à cet édifice devenu patrimoine de l’humanité : la nawba andalouse.

Au cours des décennies qui vont du milieu du siècle dernier jusqu’à nos jours, de nombreux « maîtres » ont rempli leur mission en transmettant cet héritage à des hommes et des femmes qui pratiquent cet art à merveille. Les “enfants de Ziryâb“, conscients de la valeur inestimable de cet héritage, tentent chacun d’apporter leur contribution avec la spécificité qui les caractérise. Beihdja Rahal, avec sa voix mélodieuse et émouvante redonne une âme à des textes que des plumes anonymes ont composés. Avec son plectre et ceux de son ensemble, elle égrène, note par note les phrases sublimes qui composent les mélodies appartenant au mode raml.[1] C’est la voix et le jeu subtil de la chanteuse et de ses musiciens qui introduiront, mieux que toutes les analyses, l’auditeur attentif aux symphonies célestes dont parlent les soufis :

« Depuis qu'on m'a coupé de la jonchaie,
se lamente la flûte
ma plainte fait gémir l'homme et la femme.

Je veux un cœur déchiré par la séparation
pour y verser la douleur du désir.

Quiconque demeure loin de sa source
aspire à l'instant où il lui sera à nouveau uni.»[2]


[2] Mathnawî : La Quête de l'Absolu de Djalâl-od-Dîn Rûmî, Eva de Vitray-Meyerovitch, (1990) Le Rocher

NB: La première édition de notre ouvrage étant déjà épuisée, nous songeons à en faire une réédition prochaînement.
Le prochain ouvrage, en préparation aura pour thème:
Fleurs et jardins dans la poésie andalouse.

mercredi 11 novembre 2009

Abdessadek Chakkara



Né en 1931 à Tétouan, Abdessadek Chakkara était une véritable mémoire du patrimone musical andalou et populaire, avec ses baraouil, ses hadra, taktouka et autres genres puisés dans de vieux poèmes diffusés au début du siècle dans la cité de Tétouan.
un pilier de l'orchestre " al ma3had at-tétouani" de musique araboandalouse.
un virtuose , un " paganini" du violon.
une encyclopédie musicale ;
un grand maitre du panégyrique de la zaouia al harraqia de tétouan.

Il a eu plusieurs rencontres artistiques avec des musiciens espagnols andalous(...)
L'artiste marocain Abdessadek Chakkara est décédé à Tétouan, à l'age de 67 ans des suites d'une longue maladie.

Le défunt, qui a commencé son itinéraire artistique dés son jeune age, était réputé pour ses interprétations originales des Nawbas andalouses et du répertoire populaire de sa région natale.
Abdessadek Chakkara fut également un violoniste virtuose dans la pure tradition de la musique andalouse.

L'œuvre du chanteur a une place particulière sur la scéne artistique nationale grâce aux merveilleux dons de cet artiste qui avait su incruster de joyaux andalous les vieilles chansons du terroir tétouanais, très riche par sa civilisation séculaire. Tétouan est l' héritière de Grenade!

Ses chansons les plus célèbres sont :
-Lama bada minka alqaboul
-Allah Ihdik Ya Ghzali
-Ana Fi Aarak
-Ya Bint Bladi
-Ya Ouldi Ya Hbibi
-Alach Katibki
-Al Maoulouaa
-Miaadak Jani Al Aoual
-Moulay Abdeslam
-Nar Al Kalb Diali......etc.....etc.............longue est la liste !
Source:
http://dafina.net/forums/read.php?49,191926,page=5

Article de Journal:

dimanche 25 octobre 2009

Ba jeddoub: un chanteur extraordinaire!






Mohamed Ba Jeddoub est un chanteur marocain dans les genres malhoune et andalou.

Maître du chant andalou, Mohamed Ba Jeddoub a interprété de nombreux chants du répertoire andalou.
Mohamed Ba Jeddoub a donné plusieurs spectacles au Maroc et à l'étranger, notamment dans les pays arabes.
Il est considéré comme l'un des plus grands interprètes de la musique andalouse marocaine.

Né à Safi au Maroc, en 1945, c'est dans une zaouia de cette ville que Mohamed Ba Jeddoub,a commencé tres jeune son apprentissage de l’art vocal à travers une pratique intense des chants religieux.

En 1961 il commence l’étude proprement dite du répertoire classique andalou, d’abord auprès du maître feu Sidi Said Kadiri à Salé, puis du maître Mohamed TBAYEK à Marrakech.

En 1963, il rencontre Haj Driss Benjelloun, président de l’Association des Amis de la Musique Andalouse au Maroc, qui l’introduit ensuite auprès du maître de la musique andalouse, feu Haj Abdelkrim Raïs, qui l’encourage à poursuivre dans la voix du chant A Capella et du style Maoual d’improvisation modale.

Doué d’une voix puissante et chaleureuse, Mohamed Ba’jedoub est très apprécié du grand public marocain.


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lundi 3 août 2009

Le regretté Guerrouabi: Al-Warqa



Voici un essai de traduction de cette belle chanson d'amour:

Ô missive, j'écris en pleurant
et mes larmes coulent comme des rivières
ô missive, je viens l'implorer
pour avoir le bonheur de la rencontrer.

Ô messagère de mon âme,
Va à l'adresse indiquée
verse pour moi les larmes qu'il faut
gémis et raconte ce que j'endure.

Ô colombe, vole bien haut!
Ton voyage est si long!
Sous sa porte, dépose mon esprit
Afin que ma requête soit agréée.

Ah si mon message parvenait
aux mains de la belle
et que ma douce vierge
sur l'heure me répondait !

J'attends son rendez-vous
et chaque jour est aussi long qu'une année;
Quand elle se souviendra de moi,
Ma belle ne pensera plus à rien d'autre!

J'ai bu à l'eau de la source
et j'ai coupé les bouquets de roses!
J'ai écrit ma missive
et notre amour est resté
éternellement vivant!

Ô missive, j'écris en pleurant
avec mes larmes qui sont mon encre.
ô missive, je viens implorer
pour avoir le bonheur de la rencontrer.