mardi 21 octobre 2008

Résumé de l’article Muwashshah de G. Schoeler, in Encyclopédie de l' Islam



















1. Nom

Muwashshah ou muwashshaha, pl. –at, est le nom d’un genre de poésie strophique qui, selon la tradition locale, a pris naissance dans al-Andalus vers la fin du 3ème /9ème siècle et figure parmi les sept genres post-classiques de la poésie en arabe.

2. Structure
Le muwashshah possède un schéma de rimes particulier et une partie finale spéciale, la khardja. Le corps du poème est toujours composé en arabe classique, tandis que la partie finale est en majorité non-classique (arabe dialectal ou roman mêlé plus ou moins au dialectal ; très rarement roman pur).
Les strophes sont construites sur le même modèle et présentent une alternance régulière de deux éléments. Le nombre de strophes est de cinq la plupart du temps. La première strophe est parfois précédée d’un matla’ .

3. Terminologie
Le nom viendrait de wishah « ornement porté par les femmes et consistant en deux séries de perles ou de pierres enfilées ou réunies dans un ordre régulier, les deux séries étant disposées en sens opposé, l’une d’elles retournée sur l’autre » (cf. Lane).
Selon I. Abbas, le muwashshah serait ce qui est caractérisé par une couleur différente de sa couleur normale (ou par des rayures), ou un vêtement brodé ou ornementé » ;
L’auteur de ce genre de poésie est appelé washshah et la composition de poèmes de ce genre est du tawshih.
Un poème avec matla’ est dit tamm et celui qui en est dépourvu aqra’.
La terminologie concernant les diverses parties d’un poème n’est pas homogène, elle diffère d’un auteur à un autre (cf. tableau Thèse de S. Benbabaali).

4. Thèmes
On doit distinguer entre le thème du corps du poème et celui de la khardja.
Pour le premier, les muwashshahat. sont surtout des poèmes d’amour et des panégyriques.
Les poèmes bachiques sont aussi très fréquents (la scène du banquet est souvent placée sur un fond de description de la nature).
Parmi les poèmes d’amour, ceux qui traitent d’un amour non partagé et de l’éloignement de la bien-aimée commencent, comme les qasidas, par un prologue amoureux (nasib).
L’existence de muwashshahat sur le thème de l’ascétisme et de la renonciation au monde (dites mukaffirat) est attestée par Ibn Sanaa al-Mulk. Ces poèmes auraient toujours été des mu’aradat de modèles profanes.
Certains thèmes (plutôt genres, n.d.R.) de la poésie traditionnelle tels que la satire (hidja’), la déploration (ritha’) et la chasse (tard) ne se trouvent pas dans les poèmes des premiers temps.
A partir du 7ème /12ème siècle, le muwashshah a été utilisé par des poètes sufis (Ibn Arabi et Shushtari entre autres).

5. La khardja
La khardja est une citation – réelle ou fictive – mise dans la bouche soit d’une personne (le personnage célébré, la bien-aimée, une jeune fille amoureuse, le narrateur lui-même), soit d’un animal (ex. une palombe), ou enfin d’une chose ou d’un concept personnifié (l’amour, une bataille).
Verbes de transition vers la khardja ;
Contenu de la khardja.

6. Recherches sur la khardja
Intérêt exagéré pour les khardjas romanes.
Découvertes de S. M. Stern. Et de E. G. Gomez : les khardjas seraient la plus ancienne poésie profane qui existe en roman.
Composées par les poètes arabes eux-mêmes ? Écrites dans une langue mêlée, elles reflèteraient le milieu et l’univers de motifs caractéristiques de la culture andalouse mixte.
Livre de Gomez critiqué pour le caractère souvent insoutenable du déchiffrement et/ou de la reconstruction des khardjas.

7. Métrique
Aussi controversée que la nature des khardjas romanes. Selon savants espagnols et américains: métrique portait à l’origine sur la syllabe et l’accent, alors que d’autres savants européens et arabophones sont convaincus que nous avons affaire à des mètres quantitatifs.
On rencontre des mètres khaliliens modifiés et des combinaisons de pieds qui n’existent pas dans la poésie classique, ce que l’on a donc appelé ‘arud étendu ou élargi. D’après F. Corriente (dans JAL, XII(1982), 76-82 et XVII (1986), 34-49), les mètres du muwashshah représentent une adaptation andalouse du ‘arud, en ce sens que la quantité longue des syllabes dans la métrique arabe est remplacée par leur accent.

8. Musique
Le muwashshah est destiné à être récité en musique, bien que nombreuses pièces peuvent très bien ne jamais avoir été chantées.
Cf. sur le sujet le document : « La nawba andalouse ».

9. Origine
Ibn Bassam et le passage sur le muwashshah dans la Dakhira(I, 468-470).
Ibn Saïd-Ibn Khaldoun (Muqaddima, III, 390).
Cf. Chapitre : « sources anciennes ».

10. Les grands poètes andalous
Le premier dont subsistent des poèmes de ce type est ‘Ubada Ibn Maa al-Samaa (m. après 421/1030).
Tawa’if: Ibn al-Labbana (m. 507/1113), Muhammad Ibn ‘Ubada al-Qazzaz.
Sommet de ce développement durant la période almoravide : Ibn Baqi (m. 545/1150) ; Al-A’ma al-Tutili (m. 525/1130) ; Ibn Badjdja (m. 533/1139).
Almohade : le représentant le plus important est Ibn Zuhr (m. 595/1198).
Pour la période postérieure : Ibn Sahl (649/1251), Lisan al-Din Ibn al-Khatib (m. 776/1375) et Ibn Zamrak (m. après 795/1393).
Parmi les sufis : Ibn Arabi, Ibn al-Sabbagh et surtout Al-Shushtari (m. 668/1269).

2 commentaires:

Anonyme a dit…

bonjour¡¡ je màppelle enrique chaz, je suis escritor, désolé n´parlons pa tre bien.....je sui peru ,,,,
j`aime france, J'aime beaucoup la France et les poètes français, j'aime aller un jour ... plus ou moins a été la lecture de votre blog et il n'est pas beaucoup des Français, je comprends cela à la légère ni plus .. je suis un nouvel écrivain qui a donné récemment à savoir,,, salutations du Pérou ..

enriquechaz a dit…

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