samedi 10 avril 2010

Cheikh Abdelghani et l'Ensemble de Saadeddine interprètent la Touchia Maya

Concert donné lors de l'hommage rendu au regretté Mustapha Skandrani à Paris, le 9 Avril 2010, à l'initiative de Saadeddine al-Andaloussi.Gras video

Programme d’une nawba algérienne

La nawba est une succession de moments de communion musicale. Chacun de ses éléments vise à émouvoir l’auditeur en l’introduisant dans l’univers magique du mode, le tab’, dans lequel la nawba est présentée. Le musicien n’est-il pas appelé mutrib en arabe, c’est-à-dire “celui dont l’art provoque l’émotion” ?
(...)

La touchia

Dans cette deuxième pièce instrumentale (après la m'shâliya NDR), un instrument de percussion (derbouka, târ, t’bilât...) entre en action. Les musiciens exécutent alors de façon méthodique, une à une les parties qui la composent. Ces mélodies annoncent les airs qui seront présentés - en solo ou en choeur - par les chanteurs dans les sections vocales qui suivront la tushiya. L’un après l’autre, les différents motifs de la nawba sont passés en revue comme cela se produit lorsqu’une mariée expose ses habits dans la tasdîra étalant ainsi sa richesse vestimentaire.
Les lignes mélodiques que les musiciens développeront par la suite se suivent une à une. L’auditeur commence alors à s’installer dans l’univers modal choisi pour le concert à présenter. Au cours de cette exposition, l’oreille se prépare aux reconnaissances ultérieures en s’imprégnant des échantillon qui annoncent les riches mélodies que recèle la nawba.
La tushiya s’articule en plusieurs parties. En passant de l’une à l’autre, l’instrument de percussion, qui guide l’ensemble de la formation, accélère le tempo. Et lorsqu’à la fin de cette vaste ouverture instrumentale, les musiciens redonnent à entendre les phrases mélodiques par lesquelles ils avaient commencé, le rythme s’emballe peu à peu jusqu’à la transe pour se ralentir sur le dernier motif mélodique permettant d’accéder à la première pièce vocale : le m’saddar."

Extrait de: La Plume, la Voix et le Plectre, S. Benbabaali et B. Rahal, éd. Barzakh, Alger, Déc, 2008 (ouvrage épuisé)

2 commentaires:

Malik a dit…

Bonjour Mr Hadj Saadane
Apprecier encore quelques coups d'archet par l'illustre Cheikh Abdelghani à son age,est du pur bonheur rarissime
je suis persuadé que c'est le coeur qui ordonne le maniement aux doigts,et les exemples ne manquent pas si on se féfère aux "monuments" de notre patrimoine andalou et chaabi,dont Si Abdelghani en fait partie

Merci Hadj Saadane,pour ton dévouement

Anonyme a dit…

alah ybarak alik ya chikh mazalate el baraka